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Trois choses que nous surveillons cette semaine

Rédigé par L'équipe Investisseur Inspiré

Publié le 3 juin 2026

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1. Le mécanisme d’entrée rapide pour les PAPE de très grande taille

Dans les prochains mois, plusieurs grands noms de compagnies technologiques devraient entrer en bourse. Si vous vous demandez quand ces actions figureront dans les FNB et les fonds communs de placement que vous détenez, la réponse pourrait être : plus tôt que vous ne le pensez.

Le 1er mai, les nouvelles règles d’entrée rapide sont entrées en application, permettant aux sociétés nouvellement inscrites de se joindre à l’indice Nasdaq-100 à peine 15 séances après leur introduction en bourse (contre un délai d’au moins trois mois auparavant). La règle ne s’applique qu’aux premiers appels publics à l’épargne (PAPE) de sociétés à très forte capitalisation, c’est-à-dire aux sociétés suffisamment grandes pour figurer parmi les 40 principales sociétés de l’indice, soit, actuellement, celles dont la capitalisation boursière est supérieure à environ 100 milliards de dollars américains. Le Nasdaq a également abandonné une règle qui exigeait auparavant un seuil de 10 % d’actions disponibles à la négociation publique avant que ces sociétés ne puissent entrer dans l’indice1. S&P Dow Jones Indices, qui exploite les indices Dow Jones Industrial Average et S&P 500, deux autres indices de référence américains clés, envisage apparemment de modifier également ses exigences à l’entrée2.

En résumé : Si vous détenez un FNB qui reproduit l’indice Nasdaq-100, les nouvelles règles pourraient signifier une exposition beaucoup plus rapide aux sociétés nouvellement cotées qu’auparavant. L’indice est suivi par plus de 200 produits de placement qui détiennent un actif de plus de 600 milliards de dollars américains3 et qui doivent concrètement acheter les actions des sociétés nouvellement intégrées à l’indice pour continuer à le reproduire. Par exemple, si une grande société est ajoutée au Nasdaq-100 et qu’elle représente 3 % de l’indice, les fonds qui suivent l’indice s’ajustent en conséquence en achetant le titre et en en vendant d’autres4. Cela peut faire grimper la demande pour le nouveau titre peu après une introduction. Mais la rapidité est-elle toujours avantageuse? Un accès plus rapide permet aux investisseurs une exposition plus rapide à la croissance potentielle, mais la volatilité des titres des PAPE a tendance à être au plus haut immédiatement après leur introduction, et peut persister pendant des mois.

2. La compression dû aux taux de rendement

Quel est le rapport entre la guerre en Iran et le coût d’un prêt hypothécaire canadien? Plus important qu’on ne le pense. Comme les tensions au Moyen-Orient continuent de créer de l’incertitude et que l’inflation commence à augmenter, les investisseurs en obligations mondiales sont nerveux, ce qui fait grimper les taux de rendement. À la fin mai, le taux des obligations canadiennes à cinq ans était de 3,10 %, contre 2,71 % en février5 (les taux de rendement des obligations du Trésor américain à 30 ans ont dépassé 5 % pour la première fois depuis 20076).

Compte tenu des liens étroits entre les taux hypothécaires fixes et les obligations à cinq ans, les taux hypothécaires ont également grimpé, comme le montrent les données de Ratehub, avec une hausse des taux fixes à cinq ans de 3,79 % en mars à 4,04 % en avril7. Cela rend les emprunts plus coûteux pour les propriétaires et les prêts plus difficiles d’accès pour certains Canadiens.

En résumé : La hausse des coûts hypothécaires est une préoccupation réelle, les conditions s’étant détériorées dans 12 des 13 principaux marchés du logement en avril8. Toutefois, la hausse des taux obligataires pourrait également créer des occasions. Les investisseurs en titres à revenu fixe peuvent maintenant acheter des obligations dont le rendement est supérieur à ce qu’il était il y a quelques années à peine, ce qui, comme le souligne RBC Gestion de patrimoine, pourrait rendre les obligations du gouvernement canadien à long terme plus attrayantes pour les investisseurs9. En revanche, les investisseurs qui détiennent actuellement des obligations pourraient voir leurs rendements diminuer, car les prix des obligations baissent lorsque les taux de rendement augmentent. L’inflation persistante pourrait maintenir les coûts d’emprunt à un niveau élevé, tandis que les signes de ralentissement pourraient soulager quelque peu la pression.

3. Qui profite de l’expansion de l’IA?

Ces dernières semaines, les titres de Nvidia, AMD, TSMC et autres sociétés d’infrastructures d’intelligence artificielle (IA) ont publié de solides bénéfices pour le premier trimestre, ce qui donne à penser que la demande reste exceptionnellement forte dans ce secteur, essentiellement alimentée par les grands centres de données.

Compte tenu des excellents résultats de ces sociétés et d’autres sociétés similaires au cours des deux dernières années, la conduite à tenir concernant l’IA semblait assez simple : « Achetez les sociétés qui fabriquent les puces », explique Jordan Wong, spécialiste de portefeuille à RBC Gestion mondiale d’actifs, qui remarque toutefois également que les investisseurs se posent de plus en plus de questions sur l’avenir.

L’une de ces questions est de savoir qui d’autre récolte les fruits de la croissance de l’IA. Les puces informatiques restent un enjeu central, mais elles ne constituent qu’une partie du système. À mesure que l’IA se complexifie, la demande de capacité de mémoire, des réseaux, d’électricité, de refroidissement et des infrastructures nécessaires pour soutenir les grands centres de données augmente également, ce qui pourrait signifier de nouvelles occasions pour les investisseurs qui veulent se diversifier par rapport aux semiconducteurs.

Une autre question : qui finance l’IA? Les grandes sociétés technologiques continuent de dépenser massivement pour accroître la capacité informatique nécessaire au fonctionnement de l’IA10, mais les investisseurs guettent de plus en plus les preuves que ces investissements se traduiront par des gains de productivité, une augmentation des revenus et des rendements à long terme.

En résumé : Les derniers résultats publiés par Nvidia donnent à penser que la vague de l’IA est loin d’être terminée. « Les occasions demeurent nombreuses, mais le marché devrait séparer de plus en plus les sociétés qui parlent simplement d’IA de celles qui peuvent en tirer des bénéfices économiques réels », explique M. Wong. Pour les investisseurs, l’enthousiasme seul pourrait ne plus suffire. De plus en plus, le marché veut la preuve que l’IA peut se traduire par des profits à long terme.

  1. Nasdaq, « Nasdaq-100 Index® Methodology Changes », « Changements apportés à la méthodologie du Nasdaq-100 Index® » (traduction libre), mai 2026
  2. Yahoo! Finance, « The Nasdaq’s AI Fast-Track Will Reshape Big Tech – The S&P Could Be Ready to Change the Rules Too », « L’entrée rapide de l’IA du Nasdaq remodelera les grandes compagnies technologiques – Le S&P pourrait également être prêt à changer les règles » (traduction libre), mai 2026
  3. Nasdaq, « Nasdaq Concludes Public Consultation on Nasdaq-100 Index® Methodology » (en anglais seulement), « Le Nasdaq conclut sa consultation publique sur la méthodologie du Nasdaq-100 Index® » (traduction libre), mars 2026.
  4. Reuters, « US funds set aside cash as SpaceX and OpenAI preparing to go public », « Les fonds américains mettent de côté des espèces alors que SpaceX et OpenAI se préparent à entrer en bourse » (traduction libre), mai 2026
  5. Banque du Canada, « Rendements des obligations », consulté le 29 mai 2026
  6. The New York Times, « Bond Yields Hit Highest Level Since 2007 as Inflation Fears Set In » (en anglais seulement), « Les rendements obligataires ont atteint leur plus haut niveau depuis 2007, alors que les craintes d’inflation s’installent » (traduction libre), mai 2026
  7. Ratehub, « Rising mortgage rates made it harder to buy a home in 12 of 13 Canadian cities in April » (en anglais seulement), « La hausse des taux hypothécaires a rendu plus difficile l’achat d’une maison dans 12 des 13 villes canadiennes en avril » (traduction libre), mai 2026
  8. Ratehub, « Rising mortgage rates made it harder to buy a home in 12 of 13 Canadian cities in April » (en anglais seulement), « La hausse des taux hypothécaires a rendu plus difficile l’achat d’une maison dans 12 des 13 villes canadiennes en avril » (traduction libre), mai 2026
  9. RBC Gestion de patrimoine, « Perspectives mondiales – Panorama 2026 : Canada », décembre 2025
  10. RBC Gestion de patrimoine, « Expansion de l’IA au sein des grandes sociétés », février 2026

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