Que sont les marchés de prédiction et comment fonctionnent-ils?
Rédigé par L'équipe Investisseur Inspiré
Publié le 28 avril 2026
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La Banque du Canada relèvera-t-elle le taux du financement à un jour cette année? Quel prix le pétrole brut atteindra-t-il aujourd’hui? Les investisseurs réfléchissent souvent à ce genre de questions, mais bientôt, les gens pourraient être en mesure de parier sur les réponses à ses questions.
Les marchés de prédiction, qui étaient auparavant en marge de la finance traditionnelle, ont gagné en popularité au cours des dernières années, en particulier aux États-Unis, avec l’essor de plateformes comme Polymarket et Kalshi. Ces marchés attirent maintenant l’attention au Canada, depuis que les organismes de réglementation ont donné le feu vert à deux plateformes de placement canadiennes (en date de mi-avril 2026) pour offrir ce type d’opérations1.
Toutefois, le simple fait que les marchés de prédiction font de plus en plus partie de la norme et utilisent des termes connus dans le monde des placements, comme « négociation » et « contrats », ne signifie pas qu’ils conviennent à tout le monde. Les critiques soutiennent que ce que ces plateformes offrent est plus proche du jeu que de l’investissement judicieux. Que sont les marchés de prédiction et qu’est-ce que les Canadiens devraient comprendre avant de se lancer? Voici ce qu’il faut savoir.
Que sont les marchés de prédiction?
En termes simples, les marchés de prédiction sont des plateformes qui permettent aux gens de parier sur l’issue d’événements réels. Bien que les marchés de prédiction existent depuis des décennies sous différentes formes, jusqu’à récemment, ils servaient principalement à parier sur le résultat des élections. Les plateformes d’aujourd’hui couvrent un large éventail de sujets : certes, le résultat d’élections, mais aussi les résultats sportifs, les indicateurs économiques, comme les rapports sur l’emploi, et certains moments de la culture populaire, comme l’artiste qui performera lors du spectacle de mi-temps du Super Bowl. Au-delà des paris, les marchés de prédiction sont également considérés comme des outils de prévision qui reflètent l’opinion du public en temps réel2.
Vous avez peut-être déjà entendu parler de certaines de ces plateformes. Polymarket a été lancée en 2020 et est devenue assujettie à la réglementation fédérale aux États-Unis en 2025. Kalshi, lancée en 2021, a été la première plateforme de prédiction réglementée aux États-Unis, et s’est associée à Rotten Tomatoes plus tôt cette année pour fournir en temps réel des données de prédiction concernant la remise des Oscars.
Au Canada, les marchés de prédiction sont largement passés sous le radar jusqu’à récemment, lorsque deux sociétés ont surmonté les obstacles réglementaires pour se lancer dans les marchés de prédiction dans le cadre de certaines limites (aucun pari sur les événements politiques ou sportifs).
Comment fonctionnent les marchés de prédiction?
Les marchés de prédiction facilitent les paris entre utilisateurs sans intermédiaires. Ce modèle « pair-à-pair » diffère du jeu traditionnel, où les paris sont placés contre « l’organisateur du jeu ». De nombreuses grandes plateformes de prédiction sont décentralisées et utilisent la technologie de la chaîne de blocs. Elles acceptent les dépôts de cryptomonnaies, ce qui rend les paris plus difficiles à retracer.
Sur les marchés de prédiction, les gens achètent et vendent des options binaires (des parts Oui ou Non), ce qui signifie que le gain dépend de la réalisation ou non d’un événement précis. Supposons que la question soit de savoir s’il va neiger dans 30 jours. Si vous pensez que ce sera le cas, vous achetez des parts Oui. Si vous avez raison et qu’il neige dans 30 jours, vous recevrez une somme, déduction faite des frais (le cas échéant). Cette somme est généralement un montant fixe (habituellement 1 $ par part). Si l’événement ne se produit pas, les parts Oui perdent toute valeur et vous perdez votre mise.
Le prix des parts reflète la probabilité selon le marché qu’un événement se produise. Ainsi, si 80 % des gens pensent qu’il va neiger dans 30 jours, la part Oui coûtera 0,80 $, tandis que la part Non coûtera 0,20 $. Peu importe que vous achetiez des parts Oui ou Non, vous obtiendrez 1 $ par part si vous avez raison. Les marchés de prédiction ne créent pas de richesse : ils sont à somme nulle, ce qui signifie que l’argent passe du perdant au gagnant, déduction faite des frais.
Les plateformes de prédiction sont conçues pour que l’achat et la vente de contrats de prédiction soient simples et efficaces. Toutefois, cette catégorie d’actif est relativement nouvelle et les organismes de réglementation en sont encore à mettre au point des garde-fous pour protéger ceux qui choisissent de participer.
Qui profite des marchés de prédiction? Prenons les conclusions d’une étude publiée au début d’avril 2026. Les chercheurs ont analysé plus de 70 millions de paris effectués sur Polymarket, de 2022 à 2025, par 1,4 million d’utilisateurs, pour un montant total de 20 G$ US. Ils ont constaté qu’environ 71 % des utilisateurs de Polymarket ont perdu de l’argent. Près de 60 % des gains ont été empochés par 0,1 % des utilisateurs, et 84 % des gains ont été remportés par 1 % des utilisateurs – un tout petit groupe de négociateurs et de participants au marché avertis. Comme les chercheurs l’ont souligné, « Sur Polymarket, l’investisseur moyen négocient des contrats à des prix qui ne permettent pas de réaliser un gain, ce qui se traduit par un transfert d’argent à un petit nombre de négociateurs très expérimentés qui empochent la plus grande partie des gains3. »
Les marchés de prédiction sont-ils légaux au Canada?
Les règles régissant les marchés de prédiction sont un peu compliquées. En 2017, les Autorités canadiennes en valeurs mobilières, l’organisme qui chapeaute les organismes provinciaux et territoriaux de réglementation des valeurs mobilières, ont interdit la négociation d’options binaires de moins de 30 jours afin de limiter la fraude4.
Les courtiers en valeurs mobilières qui veulent donner accès à leurs clients à des contrats événementiels – au Canada ou sur les marchés de prédiction étrangers réglementés – doivent obtenir l’autorisation de l’Organisme canadien de réglementation des investissements (OCRI). À ce jour, deux membres de l’OCRI ont obtenu le feu vert pour vendre certains types de contrats événementiels binaires (oui/non), en respectant des limites strictes. Contrairement à ce qui se fait aux États-Unis, ces plateformes ne peuvent pas offrir de contrats sur l’issue d’élections ou d’événements politiques. De plus, les contrats doivent avoir une durée minimale de 30 jours.
Dans une déclaration commune publiée au début d’avril 2026, l’ACVM et l’OCRI ont également indiqué que « même si ces membres de l’OCRI peuvent faciliter l’accès des clients canadiens aux contrats événementiels, négociés sur des marchés non canadiens, aucun marché de prédiction n’a, à ce jour, été reconnu comme bourse ou inscrit à titre de courtier (ou exempté de ces exigences) par l’ACVM5. »
Les autorités provinciales et territoriales, qui supervisent leurs propres lois sur les valeurs mobilières, peuvent prendre des mesures en cas de violation de la loi. En 2025, les organismes de réglementation de l’Ontario ont interdit Polymarket pendant deux ans pour avoir offert aux investisseurs des contrats binaires illégaux par l’intermédiaire de ses plateformes mondiales6.
Qui parie sur les marchés de prédiction?
Même si de nombreuses personnes parlent des marchés de prédiction ces jours-ci, un récent sondage a révélé que seulement 3 % des Américains ont utilisé un tel marché au cours des six derniers mois. Qui participe aux paris sur ces plateformes7?
Les marchés de prédiction sont populaires auprès des jeunes majoritairement, en particulier les jeunes hommes. Le même sondage a révélé que 8 % des hommes âgés de 18 à 24 ans ont utilisé un marché de prédiction au cours des six derniers mois et que ceux-ci étaient plus susceptibles d’utiliser les marchés de prédiction, les livres sur le sport ou les applications DFS (daily fantasy sports) que le grand public.
L’attrait du gain rapide chez les jeunes n’est peut-être pas si surprenant. La voie traditionnelle vers la richesse, comme trouver un bon emploi ou acheter une maison, est de plus en plus difficile d’accès, et de nombreux jeunes se sentent financièrement sous pression8.
Quelle est la différence entre parier sur les marchés de prédiction et investir?
Bien que parier sur les marchés de prédiction et investir supposent de prendre des décisions concernant des résultats futurs, il existe des différences fondamentales.
Les marchés de prédiction misent sur des résultats précis. Vous gagnez ou vous perdez. Pour investir, il faut acheter des actions d’une société qui affiche un chiffre d’affaires, des bénéfices, des clients et un projet d’expansion – des données fondamentales que l’on peut quantifier et connaître, et pour lesquelles il est possible d’établir des prévisions.
Les marchés boursiers ont enregistré un rendement positif sur une longue période. Par exemple, l’indice S&P 500 affiche un rendement annualisé total de près de 14 % sur les 10 dernières années9. Entre 1928 et 2025, 75 % des années ont affiché un rendement positif, selon les données enregistrées10.
De plus, les marchés financiers traditionnels sont sujets à un cadre réglementaire, tandis que la réglementation des marchés de prédiction est moins claire et en cours d’élaboration, ce qui augmente le risque pour les utilisateurs.
Avantages et risques des marchés de prédiction
Polymarket, Kalshi et d’autres plateformes facilitent la participation de leurs utilisateurs aux contrats événementiels11. Dans un communiqué de presse publié en décembre 2025, Kalshi a décrit les marchés de prédiction comme étant la « démocratisation de la participation aux marchés » et un moyen de « réduire le tumulte [causé par l’information publique] compilant les attentes en un seul signal transparent et accessible à tout le monde en temps réel ». Les marchés de prédiction ont souvent été plus rapides et plus précis que les analystes et les méthodes de sondage conventionnelles pour refléter l’opinion publique12.
Toutefois, des incertitudes réglementaires et juridiques subsistent, et plusieurs autres risques des marchés de prédiction doivent être pris en compte. En voici quelques-uns.
• Spéculation : Les utilisateurs parient sur l’issue d’événements, alors que celle-ci ne peut être précisément déterminée à l’avance.
• Délit d’initié : Certaines critiques soutiennent que les personnes ayant accès à des renseignements confidentiels pourraient faire des paris en utilisant cet avantage. Sur les marchés financiers, cette pratique est appelée « délit d’initié » et est illégale13. Cette préoccupation a récemment été mise en évidence lorsqu’un utilisateur anonyme de Polymarket a empoché plus de 400 000 $ US à la suite de la capture par les États-Unis du président vénézuélien Nicolás Maduro14.
• Risque de fraude ou d’escroquerie : Comme la réglementation des marchés de prédiction évolue, elle pourrait ne pas conférer les mêmes protections strictes que les produits financiers traditionnels. Cela crée un environnement propice aux escroqueries, ce qui augmente le risque que les utilisateurs soient induits en erreur par de fausses plateformes de prédiction ou qu’ils se fassent dérober leur argent15.
• Risque de dépendance : Comme pour tout type de pari, il existe un risque de dépendance. Les jeunes sont particulièrement vulnérables16.
• Réduction des sommes allouées aux placements : Le temps nous dira si les paris effectués sur les marchés de prédiction se font au détriment d’autres objectifs financiers, mais une étude menée en 2024 a révélé que les dépôts nets dans le compte de courtage des ménages qui ont participé à des paris sportifs ont diminué de 14 %. Les auteurs du rapport concluent qu’« un pari sportif de 1 $ cause une réduction d’un peu moins de 1 $ de l’investissement net17. »
Quelle est l’incidence fiscale des gains réalisés sur les marchés de prédiction?
En vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu, la plupart des types de revenus reçus par les résidents canadiens sont imposables, à moins d’en être expressément exemptés. L’imposition des gains de prédictions des marchés dépend de la fréquence et de la nature de l’activité. Si l’activité consiste en des paris occasionnels, les sommes reçues de façon inattendue, comme les gains fortuits, ne sont généralement pas imposables. Toutefois, pour les paris plus fréquents et systématiques qui constituent une source de revenus (c.-à-d. l’exploitation d’une entreprise), la totalité des bénéfices peut être imposée à titre de revenu d’entreprise. Le fait de ne pas déclarer un revenu à l’ARC est illégal et peut entraîner des pénalités et d’autres conséquences18.
En conclusion
Les marchés de prédiction ont franchi certains obstacles réglementaires et se sont intégrés à la vie culturelle. Toutefois, même si ces marchés peuvent donner un aperçu de l’opinion publique, ils comportent de réels risques financiers et comportementaux, en particulier pour les jeunes qui sont probablement les plus vulnérables.
- OCRI, « Application des exigences de l’OCRI aux contrats liés à des événements », mars 2026
- Forbes, “The Polymarket Effect: How Prediction Markets Are Beating The Experts” (en anglais seulement), « L’effet Polymarket: comment les marchés de prédiction battent les experts » (traduction libre), novembre 2025
- Akey, Pat and Gregoire, Vincent and Harvie, Nicolas and Martineau, Charles, “Who Wins and Who Loses In Prediction Markets? Evidence from Polymarket” (en anglais seulement), « Qui gagne et qui perd dans les marchés de prédiction? Éléments de preuve de Polymarket » (traduction libre), mars 2026
- Alberta Securities Commission, “Canadian securities regulators announce ban on binary options” (en anglais seulement), “Les organismes canadiens de réglementation des valeurs mobilières annoncent l’interdiction des options binaires” (traduction libre), septembre 2017
- Autorités canadiennes en valeurs mobilières, “Marchés de prédiction : les ACVM et l’OCRI rappellent les règles actuellement applicables”, avril 2026
- Commission des valeurs mobilières de l’Ontario, “La CVMO parvient à un accord avec les exploitants actuels et anciens de Polymarket concernant la violation de l’interdiction visant les options binaires”, avril 2025
- Ipsos, “Americans view prediction markets as closer to gambling” (en anglais seulement), « Les Américains considèrent les marchés de prédiction comme plus proches des jeux de hasard » (traduction libre), mars 2026
- RBC, “The Big Squeeze: RBC poll finds majority of Millennials caught between covering monthly costs and trying to save and invest for their future” (en anglais seulement), “The Big Squeeze : Le sondage RBC révèle que la majorité des milléniaux sont pris entre couvrir les coûts mensuels et essayer d’épargner et d’investir pour leur avenir” (traduction libre), consulté mars 2026
- S&P Global, “S&P500”, consulté mars 2026
- Schwab, “Investing and gambling can both be fun. But they are not the same.” (en anglais seulement), « L’investissement et le jeu de hasard peuvent tous deux être amusants. Mais ils ne sont pas les mêmes. » (traduction libre), octobre 2025
- The Reynolds Center for Business Journalism, “Prediction markets go mainstream, but is it investing or gambling?” (en anglais seulement), « Les marchés de prédiction sont courants, mais est-ce de l’investissement ou un jeu de hasard? » (traduction libre), avril 2026
- Forbes, “The Polymarket Effect: How Prediction Markets Are Beating The Experts” (en anglais seulement), « L’effet Polymarket: comment les marchés de prédiction battent les experts » (traduction libre), novembre 2025
- Ministère de la Justice Canada, « Code criminel (L.R.C. (1985), ch. C-46) », consulté mars 2026
- BBC, “Anonymous crypto gambler made $436,000 on Maduro capture” (en anglais seulement), « Un joueur de crypto anonyme a gagné 436 000 $ sur la capture de Maduro » (traduction libre),, janvier 2026
- OCRI, « Des escroqueries sophistiquées : légitimité feinte, stratagèmes d’usurpation d’identité et manières dont les investisseurs peuvent se protéger », consulté mars 2026
- Centre for Addiction and Mental Health (CAMH), “Youth and problem gambling” (en anglais seulement), « les jeunes et le jeu compulsive » (traduction libre), consulté mars 2026
- Baker, R. et al, “Gambling Away Stability: Sports Betting’s Impact on Vulnerable Households” (en anglais seulement), « La stabilité du jeu: l’impact des paris sportifs sur les ménages vulnérables » (traduction libre), juillet 2024
- Agence du revenu du Canada, « Fausse déclaration ou omission répétée de déclarer des revenus », consulté mars 2026
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