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Trois choses que nous surveillons : Semaine du 20 avril

Rédigé par L'équipe Investisseur Inspiré

Publié le 20 avril 2026

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1. Parfois, il vaut mieux qu’un remboursement d’impôt ne soit pas trop élevé

Avant de penser à consacrer votre prochain remboursement d’impôt à un voyage au Portugal, réfléchissez à ceci : Votre remboursement n’est pas de l’argent qui tombe du ciel. Généralement, c’est un impôt que vous aviez déjà versé au gouvernement au moyen de prélèvements sur votre rémunération. Si vous récupérez de l’argent, que ce soit grâce à une cotisation à un régime enregistré d’épargne-retraite ou à d’autres déductions fiscales, c’est peut-être parce que vous avez payé trop d’impôt tout au long de l’année.

Autrement dit, c’est votre propre argent que vous récupérez.

L’an dernier, l’Agence du revenu du Canada a versé 45 milliards de dollars en remboursements, et les Canadiens ont reçu environ 2 000 $ en moyenne1. Si c’était également le cas pour vous, ce capital aurait peut-être dormi dans les coffres du gouvernement, alors que vous auriez pu l’exploiter pour autre chose. En général, plus on s’en sert tôt, plus son impact devient puissant.

Par exemple, un placement unique de 2 000 $ dans un CELI avec intérêt annuel moyen de 5 %, composé mensuellement, peut atteindre environ 3 300 $ au bout de 10 ans. Si vous investissiez ce montant chaque année, cela peut représenter environ 28 000 $ au bout de dix ans. En outre, avec un placement dans un CELI, cette croissance peut être exemptée d’impôt. Pas mal pour un capital dont vous n’aviez même pas remarqué l’absence.

Ce que nous surveillons : Si vous évaluez votre situation et décidez qu’une trop grande partie de l’impôt est retenu sur votre rémunération chaque année, vous pouvez demander à votre employeur de prélever un peu moins d’impôt sur chaque paie grâce au formulaire T1213 (Demande de réduction des retenues de l’impôt à la source)2. Ainsi, vous aurez l’occasion d’investir immédiatement ce capital plutôt que d’attendre le printemps. Toutefois, soyez prudent : vous devez faire en sorte de ne pas devoir d’argent au moment de votre déclaration de revenus; envisagez de consulter un comptable pour estimer votre niveau d’imposition.

2. La surprenante volatilité de l’or

En raison de l’incertitude géopolitique, des craintes d’inflation et de la dépréciation du dollar américain3, l’or a connu une remontée impressionnante au cours des dernières années, les prix ayant plus que doublé depuis fin 20234. L’an dernier, le métal précieux a surpassé les principaux indices de référence boursiers avec un rendement de 65 %. Selon JP Morgan, il s’agit de la plus forte année pour l’or depuis 19795. Fin janvier, il a atteint un sommet record d’environ 5 590 $ US l’once6, et certains stratèges ont déjà indiqué qu’il pourrait atteindre 6 000 $ US d’ici fin 20267.

Toutefois, la réputation de l’or en tant que valeur refuge a été mise à l’épreuve dernièrement, l’incertitude économique, l’inflation et les tensions géopolitiques ayant alimenté les fluctuations à court terme des prix8. Rien que pour le 30 janvier, son prix a chuté de 9,5 %, soit la chute la plus brutale depuis des décennies9. Il s’est redressé, dépassant les 5 000 $ US au cours des trois semaines qui ont suivi, mais en mars, il était passé sous la barre des 4 400 $ US10. Ce type de fluctuation nous rappelle que même l’or ne brille pas toujours.

Ce que nous surveillons : Si vous envisagez d’ajouter de l’or à votre portefeuille, que ce soit au moyen d’actions, de fonds, de lingots ou de barres, la clé consiste à déterminer comment il s’intègre à tout ce que vous possédez. L’or peut jouer un rôle de diversification très utile, et JP Morgan souligne que l’histoire a prouvé que cette valeur résiste bien lorsque les marchés boursiers sont en difficulté11. Mais comme pour tout placement, il comporte des risques : certains jours plus que d’autres, comme le montre la volatilité récente. Votre horizon de placement et vos objectifs financiers peuvent vous aider à prendre votre décision.

3. Non, on ne se fait pas un dîner

Vous vous souvenez que lorsque l’on travaillait à la maison, on vidait le frigo à l’heure du dîner (en pyjama)? Cette époque est bientôt entièrement révolue. À mesure que les mandats de retour au bureau fleurissent partout dans le pays12, nombreux sont ceux qui achètent leur dîner à l’extérieur, et cela exerce une réelle pression. Selon une étude américaine, le prix moyen d’un dîner dans une grande ville se situe maintenant aux alentours de 23,60 $ US (environ 32,50 $ CA) par repas13, ce qui représente plus de 7 500 $ CA par année si vous mangez dehors tous les jours. Ce n’est pas une surprise, étant donné que le Rapport 2026 sur les prix alimentaires au Canada a révélé que les prix des aliments ont augmenté de 27 % sur cinq ans14. Et c’est sans compter le café.

Bien sûr, il n’y a pas que le dîner qui grignote votre rémunération. Si l’on tient compte du coût du transport, des vêtements de travail et d’autres dépenses, le coût total pour se présenter au bureau pourrait se chiffrer en milliers, surtout si l’on conduit15. Cela peut réduire le budget que vous auriez consacré à d’autres choses, notamment l’épargne et les placements.

Ce que nous surveillons : La même étude américaine a souligné que, malgré les hausses de prix globales, apporter son propre dîner reste l’option la moins chère, à environ 5,50 $ US (7,60 $ CA) par repas16. À elle seule, cette solution pourrait vous faire économiser plus de 5 900 $ CA par an par comparaison avec un repas à l’extérieur tous les jours. Envisagez de préparer vos repas pendant la fin de semaine, d’apporter vos restes ou même de partager un repas à emporter une fois par semaine avec vos collègues pour économiser de l’argent. Certains employeurs proposent également des cafétérias subventionnées ou des allocations repas dans le cadre de leur programme de retour au bureau. Cela vaut donc la peine de demander si votre patron ne vous l’a pas encore proposé.

  1. Agence du revenue du Canada, « Le ministre des Finances et du Revenu national et le secrétaire d’État (Agence du revenu du Canada et Institutions financières) soulignent le lancement de la période des impôts de 2026. », février 2026
  2. Agence du revenu du Canada, « T1213 Demande de réduction des retenues d'impôt à la source », consulté avril 2026
  3. RBC Gestion mondiale d’actifs, “Perspectives mondiales sur les marchés de change - Nouvel An 2026”, decembre 2025
  4. J.P. Morgan Private Bank, “Is it a golden era for gold?” (en anglais seulement), « “Est-ce un âge d’or pour l’or? »” (traduction ibre), février 2026
  5. Reuters, “Gold set for steepest daily drop since 1983; silver eyes worst day ever” (en anglais seulement), « L’or s’apprête à enregistrer sa plus forte baisse quotidienne depuis 1983 ; l’argent se dirige vers sa pire journée de l’histoire » (traduction libre), janvier 2026
  6. Trading Economics, “Or”, consulté avril 2026
  7. J.P. Morgan Private Bank, “Is it a golden era for gold?” (en anglais seulement), « Est-ce un âge d’or pour l’or? » (traduction libre), février 2026
  8. J.P. Morgan Private Bank, “The case against gold and why it’s wrong” (en anglais seulement), « Les arguments contre l’or et pourquoi ils sont erronés » (traduction libre), février 2026
  9. Reuters, “Gold set for steepest daily drop since 1983; silver eyes worst day ever” (en anglais seulement), « L’or s’apprête à enregistrer sa plus forte baisse quotidienne depuis 1983 ; l’argent se dirige vers sa pire journée de l’histoire » (traduction libre), janvier 2026
  10. Trading Economics, « “Or” », consulté avril 2026
  11. J.P. Morgan Private Bank, “Is it a golden era for gold?” (en anglais seulement), « Est-ce un âge d’or pour l’or? » (traduction libre), février 2026
  12. CBC, “Federal public servants called back to office 4 days a week starting this summer” (en anglais seulement), « Les fonctionnaires fédéraux rappelés au bureau 4 jours par semaine à compter de cet été », février 2026
  13. Food & Wine, “What It Really Costs to Eat Lunch at the Office in 2026” (en anglais seulement), « Ce que coûte vraiment le déjeuner au bureau en 2026 », janvier 2026
  14. Agri-food Analytics Lab, “Canada’s Food Price Report 2026” (en anglais seulement), « Rapport sur les prix des aliments au Canada 2026 » (traduction libre), décembre 2025
  15. Money.ca, “Return-to-office mandates are back, and workers aren't happy. Here’s what going to work really costs Canadians” (en anglais seulement), « Les mandats de retour au bureau sont de retour et les travailleurs ne sont pas satisfaits. Voici ce qu’aller au bureau va vraiment coûter aux Canadiens » (traduction libre), mars 2026
  16. Food & Wine, “What It Really Costs to Eat Lunch at the Office in 2026” (en anglais seulement), « Ce que coûte vraiment le déjeuner au bureau en 2026 », janvier 2026

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