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Trois choses à surveiller en mars

Rédigé par L'équipe Investisseur Inspiré

Publié le 27 mars 2026

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1. Les prix élevés du pétrole font mal à la pompe – et au-delà

Le détroit d’Ormuz, l’étroite voie navigable par laquelle transite environ 20 % de l’offre mondiale de pétrole, est presque au point mort depuis que le conflit a éclaté au Moyen-Orient. Cette situation a fait grimper les prix du pétrole brut et de l’essence, mais ce ne sont pas seulement les coûts de l’énergie qui ont été touchés. Les prix de l’engrais, du blé, du riz, des plastiques et de l’huile de palme sont également en hausse, car les producteurs dépendent du pétrole pour faire pousser, produire et expédier ces intrants1. À lui seul, l’engrais a bondi d’environ 50 % depuis le début du conflit, ce qui est une mauvaise nouvelle pour les agriculteurs à l’approche de la saison des semis2. Si le conflit se poursuit, ces coûts finiront par se répercuter sur nos factures d’épicerie, même si les experts affirment qu’il faudra peut-être quelques mois avant que l’incidence se fasse sentir. Les fruits et légumes frais devraient être les premiers à augmenter, suivis des produits traités3.

Ce que nous surveillons : Avant le conflit, le rythme de la hausse des prix des produits d’épicerie montrait des signes de ralentissement, passant d’un taux de 4,8 % en janvier à 4,1 % sur 12 mois en février4. Toutefois, les économistes préviennent que si le pétrole demeure autour de 100 $ le baril, le taux d’inflation au Canada pourrait revenir à 3 % cette année5, ce qui signifie que nous paierons tous nettement plus cher pour la nourriture et d’autres produits essentiels. Cela dit, les flambées des prix du pétrole découlant d’événements géopolitiques ont historiquement été de courte durée, les prix baissant souvent lorsque la situation se stabilise. Personne ne sait combien de temps durera ce conflit, mais pour l’instant, les progrès que nous commencions à constater quant au coût des aliments pourraient marquer une pause.

2. Un début de printemps au ralenti sur le marché du logement

Si vous avez passé du temps sur le marché du logement au cours des dernières années, vous avez peut-être remarqué que les prix des propriétés ont diminué. En février, le prix de référence d’une propriété au Canada était de 661 100 $, en baisse de 4,8 % sur 12 mois6. Parallèlement, la mesure de l’abordabilité globale à l’échelle nationale de RBC, qui examine la part du revenu avant impôt d’un ménage nécessaire pour l’accession à la propriété, s’est améliorée. Au troisième trimestre de 2025, cette mesure s’établissait à
53,2 %, en baisse par rapport au sommet historique de 63,5 % atteint en 20237.

Toutefois, selon les recherches de RBC, les acheteurs risquent de ne plus retrouver, dans les prochains mois, les mêmes conditions qu’ils observent aujourd’hui. Robert Hogue, économiste en chef adjoint à RBC, souligne que, comme la Banque du Canada devrait maintenir son taux du financement à un jour en 2026, les taux hypothécaires pourraient ne pas baisser davantage. La majeure partie des baisses de coûts des propriétés a également été observée à Vancouver et à Toronto, les deux marchés les plus chers. En même temps, M. Hogue explique que, même dans ces villes, les prix des propriétés demeurent nettement supérieurs aux niveaux d’avant la pandémie. Le récent conflit avec l’Iran ne fait qu’accroître le sentiment d’incertitude.

Ce que nous surveillons : M. Hogue s’attend à ce que la période du printemps sur le marché du logement soit plus modérée. C’est vers la fin de 2026 que l’abordabilité pourrait s’améliorer, mais seulement si une partie de l’incertitude actuelle s’apaise. Si vous cherchez à acheter votre première propriété et que vous avez le temps d’épargner, envisagez un compte d’épargne libre d’impôt pour l’achat d’une première propriété (CELIAPP). Le CELIAPP est un compte enregistré qui vous permet d’épargner à l’abri de l’impôt en vue d’une mise de fonds. Ainsi, lorsque le bon moment se présentera, vous serez prêt.

3. L’IA est-elle le nouvel à-côté tendance au travail?

Oubliez le tennis de table et le kombucha gratuit. Le nouvel outil de recrutement le plus populaire dans le secteur des technologies pourrait être l’informatique axée sur l’IA. Jensen Huang, chef de la direction de Nvidia, le plus important fabricant de puces au monde, a plaidé en faveur d’un nouvel à-côté en milieu de travail à la GPU Technology Conference de la société. Sa proposition? Donner aux ingénieurs en logiciels un énorme budget de jetons d’IA, en plus de leur salaire et de leurs avantages sociaux, ce qui leur permettra d’exploiter des agents d’IA et des outils de codage qui multiplient leur productivité8. L’idée est que plus l’IA prend en charge des tâches, plus l’employé gagne en efficacité – et plus il devient précieux pour la société. (Les ingénieurs en logiciels d’OpenAI et de Meta se font déjà concurrence pour déterminer qui peut utiliser le plus de jetons, en exécutant des outils de codage axé sur l’IA jour et nuit9.) M. Huang est d’avis que le modèle deviendra la norme dans la Silicon Valley et cite ses propres ingénieurs de haut niveau comme preuve du concept. Il estime que la société dépense déjà jusqu’à 250 000 $ US par année en informatique axée sur l’IA10.

Ce que nous surveillons : L’idée est provocatrice, mais elle soulève tout de même quelques questions. Les jetons ne paient pas le loyer, de sorte qu’il reste à voir si les travailleurs adopteront un à-côté lié à la productivité. La prémisse suppose également que les agents d’IA produiront des résultats d’affaires fiables, ce qui s’est avéré jusqu’à présent difficile pour de nombreuses sociétés qui utilisent cette technologie11. Néanmoins, la proposition de M. Huang porte sur une conversation plus large quant à la façon dont l’IA transformera l’avenir du travail. Lors de la GPU Technology Conference, il prévoyait qu’il y aurait une demande en informatique s’élevant à au moins 1 000 milliards de dollars américains d’ici la fin de 2027, ajoutant que même cette somme serait insuffisante12. Dans le cadre de tels chiffres, ces jetons pourraient commencer à compter plus que nous le pensons.

  1. Fortune, “Oil and fertilizer prices are climbing. Your grocery bill may follow” (en anglais seulement), « Les prix du pétrole et des engrais augmentent. Votre facture d’épicerie pourrait suivre » (traduction libre), mars 2026
  2. CBC, “Brace for pricier groceries as war in Middle East continues, warns University of Guelph prof” (en anglais seulement) « Un professeur de l’université de Guelph nous met en garde de nous préparer à une hausse des produits alimentaires alors que la guerre au Moyen-Orient se poursuit » (traduction libre), mars 2026
  3. The Globe and Mail, “The Iran war has raised food inflation fears. Here are the most affected groceries” (en anglais seulement), « La guerre en Iran a accru les craintes d’inflation alimentaire. Voici les épiceries les plus touchées » (traduction libre), mars 2026
  4. Statistique Canada, « Indice des prix à la consommation, février 2026 », mars 2026
  5. Économique RBC, « Calculs sur le pétrole brut : évaluer la vulnérabilité du Canada face aux prix pétroliers », mars 2026
  6. CBC, “Canada's benchmark home price fell 4.8% in February compared to last year, says CREA” (en anglaise seulement), « Selon l’ACRE, l’indice de référence des prix de l’immobilier résidentiel au Canada a reculé de 4,8 % en février par rapport à l’année dernière » (traduction libre), mars 2026
  7. RBC, « L’accession à la propriété devient plus abordable au Canada, mais les gains s’amenuisent », décembre 2025
  8. TechCrunch, “Are AI tokens the new signing bonus or just a cost of doing business?” (en anglais seulement), « Les jetons d’IA constituent-ils une nouvelle prime à la signature ou simplement un coût de faire des affaires? » (traduction libre), mars 2026
  9. The New York Times, “More! More! More! Tech Workers Max Out Their A.I. Use” (en anglais seulement), « Plus encore! Plus encore! Plus encore! Les travailleurs du secteur technologique exploitent au maximum l’usage de l’IA » (traduction libre), March 2026
  10. Business Insider, “Jensen Huang says he would be 'deeply alarmed' if his $500,000 engineer did not consume at least $250,000 of tokens” (en anglais seulement), « Jensen Huang affirme qu’il serait « profondément inquiet » si son ingénieur à 500 000 $ n’utilisait pas au moins 250 000 $ de jetons» (traduction libre), mars 2026
  11. MIT, “The GenAI Divide: State of AI in Business 2025” (en anglais seulement), « Le fossé de l’IA générative : état des lieux de l’IA dans le monde des affaires en 2025 » (traduction libre), juillet 2025
  12. Fortune, “Nvidia’s Jensen Huang thinks $1 trillion won’t be enough to meet AI demand—and he’s paying engineers in AI tokens worth half their salary to prove it” (en anglais seulement), « Jensen Huang, le PDG de Nvidia, estime qu’un millier de milliards de dollars ne suffira pas à répondre à la demande en matière d’IA et pour le prouver, il rémunère ses ingénieurs en jetons d’IA représentant la moitié de leur salaire » (traduction libre), mars 2026

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